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Jazz à Sens, 11ème

Avec l'édition anniversaire en 2015, Jazz à Sens entérinait son modèle en trois soirées consacrées à de grands noms du jazz. Cette 11ème en suit le droit fil proposant trois têtes d'affiches au théâtre de Sens, les 28, 29 et 30 janvier. Le festival termine cependant sur une note locale avec un concert des élèves de l'école de musique de Sens, les P'tit loups du jazz, consacré à un répertoire de compositions et standards arrangés pour chœur d'enfants, le dimanche 31 après-midi.

 

Le festival sénonais débute par une figure historique du jazz, le pianiste René Urtreger, et son trio créé en 1989 avec Yves Torchinski (contrebasse) et Eric Dervieu (batterie). Accompagnateur des géants du jazz américain à Paris puis en tournées européennes dans les années 50, René Urtreger poursuit à travers une vie dédiée au jazz, sa ligne claire et authentique, marquée par la révolution bebop.

Ticket transatlantique pour une formation à l'intitulé tarantinesque, la seconde soirée est dévolue au James Carter organ trio « Django Unchained ». Surdoué des saxophones, dont il collectionne les pièces "vintage", James Carter est aussi un passionné du roi de la pompe, dont il proposait déja une relecture sur l'album Chasin' the Gipsy en 2000. Pour prendre la suite de cette poursuite, un trio fondé en juin 2014 à l'issue d'une jam au Bakers Keyboard Lounge de Detroit, qui compte l’organiste Gerard Gibbs et le batteur Leonard King Jr.

Au deux premières soirées ancrées chacune dans l'histoire du jazz, celle de clôture vient comme en contrepoint. Le 30 janvier se produira Eric Truffaz quartet, dont le prochain album sera paru depuis quelques jours, toujours à la lisière du jazz et de la pop instrumentale, espace musical liminaire auquel viens s'ajouter l'influence par collaborations successives avec des artistes du monde entier, renouvelant la couleur de chaque nouveau répertoire.