/ Derniers disques![]() Djivilli quartetPicture ofLa cordée dijonnaise du Djivilli quartet récidive. Après Give me five enregistré live en 2005, Picture of sort des studios et fait preuve d’une étonnante palette de nuances manouches à découvrir lors d’une écoute attentive. Les compositions sont démocratiquement réparties entre les deux guitaristes (Pierre-André Broussotte et Jérôme Broyer). Fanny Sauvin au violon vient titiller du pizzicato et le combo d’experts se laisse la liberté de solos, duos avec toujours la contrebasse de Marc Clément en embuscade. La « grand-mère basse » ouvre la route aux chorus de violon et guitare qui s’haranguent autant qu’ils se soutiennent. Le groupe s’autorise une reprise (Picture of Heath) du saxophoniste ténor Jimmy Heath, un faiseur de standards, les plages sont longues et Djivilli ne se satisfait pas du seul swing qu’il maîtrise parfaitement. Fantastic four ! ![]() The Stompin' WhitiesThe Stompin' WhitiesDuo né en 2005 The Stompin’ Whities livrent un maxi CD à vous faire oublier votre arthrose ! Les frères Vaivrand (Séb et Sam) sont aux commandes et assurent le chant, les cœurs, la batterie, les percus et l’orgue Hammond B3. Seul l’anglais Stevie Nimmo saupoudre ses riffs de guitares sur deux pistes en tant qu’invité. ![]() Simple MenLive mastersSimple Men est un groupe à deux têtes emmené par Jean-Michel Évrard (flute, tambourin, harmonica, guitare et voix) et Christian Mansour Léchenet (guitare, voix, harmonicas et washboard). 1980, le premier plonge dans le blues. 30 ans plus tard il compte plus de 2 000 concerts dont une tournée avec John Lee Hooker. Sa musique est un hommage aux maîtres du style. Sur cet album le Sénégalais Léchenet travaille les racines de la musique africaine et offre des compositions d’une rare joie de vivre. Des bayous États-uniens à Chicago, de l’acoustique à l’électricité en passant par le Jethro Tull et les Stones (Shine a light, Shake yours hips), Simple Men sait clamer sa révolte. Sur Louisiana, Évrard s’insurge contre l’inaction de l’administration Bush après les dévastations de Katrina. L’univers wolof-blues de Live Masters est contrasté à l’image de la culture de ces deux griots. ![]() Longvic jazz big bandAll of usEn 2003 l’école de musique de Longvic (21) lançait un appel dans la perspective de créer un orchestre. All of us est le premier album du jeune Longvic jazz big band révélé le 15 février dernier en grandes pompes dans son fief. Pour l’occasion le big band accompagnait la chanteuse Laurence Saltiel. Le chef Luc Bouhaben, percussionniste de formation, dirige les vingt musiciens que compte la formation depuis sa création en décembre 2003, « un moment magique ». Enregistré dans les conditions du live, ambiance L.A. Confidential d’Ellroy pour les arrangements sobres sur Fever. Le répertoire balance aussi côté jazz bossa (Agua de beber et Chega de saudade d’Antonio Carlos Jobim). Plaisir à écouter et plaisir à partager pour le Longvic jazz big band. ![]() Will MenterBits of woodWill Menter, saxophoniste, percussionniste et plasticien britannique installé en Saône-et-Loire construit des sculptures sonores à partir de matériaux naturels (essentiellement le bois). L’ouvrage est accompagné d’un CD. On découvre que c’est pour chauffer sa ferme près de Bristol dans les années 1980 qu’il prend conscience de la musicalité du bois brut en le sciant. 128 pages de bois sous toutes ses formes (brut, mort, scénographié) où l’ouvrage nous balade dans les vignes, forêts, jardins… au grè de photographies revenant sur la conception des sculptures, leur vie dans l’espace choisi pour leur implantation, leurs usages musicaux et leur évolution dans le temps lorsque la nature reprend ses droits. Sur les 8 pistes du CD Will Menter joue de ses sculptures sonores (sorte de fusion de marimbas et mobiles géants) en trio, solo. Parfois seul le son du démontage d’une œuvre défile, parfois se sont les caresses du vent et les chants d’oiseaux qui habitent le disque. The Great Escape. ![]() EnfantijazzÀ l’attention des professeurs des écoles, EnfantiJazz a pour vocation de permettre aux enfants de chanter et d’écouter la note bleue dans toute sa diversité. Ce véritable outil pédagogique est composé d’un beau livret complété d’un premier disque de douze chansons (leur version instrumentale est aussi sur le CD) et d’un second pour partir à la découverte de huit standards. Du swing, jazz fusion, jazz world avec des morceaux du violoniste Stéphane Grappelli, du pianiste Michel Petrucciani, du scatteur André Minvielle et encore un brillant Blues Camel où le oud de Rabih Abou-Khalil taquinera l’oreille des petits. ![]() Kaktus groove bangPréliminairesBelle énergie pour ce tout jeune septet dijonnais d’un an et demi à peine, qui s’engage dans la voie des fanfares navigant entre funk, jazz et hip-hop (cuivres, batterie et l’inévitable banjo en tête), à l’image de Ceux qui marchent debout ou encore, outre-Atlantique, de Youngblood brass band. Avec au line-up, entre autres, Charles Walz et son soubassophone en PVC (on fait avec ce qu’on a), également trompettiste à ses heures, ou encore Simon Girard, tromboniste de Yu et étudiant au conservatoire royal de Bruxelles... La fine équipe fêtait la sortie de son premier album, Préliminaires, au Bistro de la scène, début novembre. L’occasion de découvrir le "Kaktus big band", version grand format, avec à leurs côtés des invités tels que Gaël Coutier, professeur de trompette au CNR de Dijon, Aymeric Descharrières et Carmen Lefrançois aux sax, Stéphane Béziers (tb) ou encore MC Kromatik, invité sur deux titres de l’album. Une belle marmite pour une musique généreuse et un vrai talent dans l’orchestration, en témoigne ce premier album. Sur les textes mi-réalistes, mi-cyniques, du chanteur Yannick Fromont (Vendeur de rêves, Trimar Connection), la musique du Kaktus ne se contente pas du tout festif – dansante bien sûr, elle sait se montrer touchante... Un groupe en devenir. ![]() Alain BlesingSongs from the beginningLe guitariste Alain Blesing s’entoure d’un nonet* d’exception pour la traduction sur disque d’un séduisant projet né live au théâtre de Nevers en 2004. Sept reprises de Led Zep, Jimi Hendrix, The Who, Henri Cow, Soft Machine, King Crimson et Hatfield and the North s’étirent, se réinventent sans tomber dans la nostalgie. Une évocation des seventies britanniques panachée de textes, notamment d’icones de la Beat generation. Mais aussi ceux du poète gallois Dylan Thomas remarqué grâce à la pièce de théâtre-radiophonique Under Milk Wood* ou encore ceux du groupe Henri Cow. Un disque séduisant entre plénitude et envolées rythmiques progressives. ![]() Snake OilUppercut attitudeNouvelles aventures électrifiées pour Snake Oil, qui enregistre l’arrivée de James Mc Gaw à la guitare et publie un double album. Uppercut Attitude, qui porte bien son nom, referme la période "quartet" de la formation de Daniel Jeand’Heur, avec une session studio enregistrée à l’automne 2006... Et inaugure la nouvelle formule en quintet, avec un live écorché et très improvisé gravé en mars dernier. Une musique sombre et alternative, tantôt galopante et débridée, tantôt intime et torturée, portée par le sax toujours sur la tangente, presque dissonant de Boris Blanchet. On retrouve avec plaisir le toucher atmosphérique de Romain Nassini au rhodes et la section rythmique "poids lourds", entre polyrythmie et funk déconstruit, de Greg Théveniau et Daniel Jeand’Heur, qui signe la plupart des compositions... Avec l’arrivée de Mc Gaw, Snake Oil repousse les limites de l’expérimentation sonore et du climat distordu, vers un jazz libre et définitivement barré. Attention, musique dangereuse. ![]() Bernard RambaudJighot & flasjolisProfesseur de batterie dans le clunisois, auteur de contes musicaux et d’ouvrages pédagogiques le batteur-percussionniste Bernard Rambaud livre son troisième album. Jighot & flasjolis est une totale autoproduction mitonnée de compositions originales du maître et de deux de ses disciples (Éric Meunier et François Aymonier). Aux frontières du jazz, du jazz-rock, du funk et des musiques traditionnelles il nous propose de goûter son univers, dans un style transversal, humoristique et frais. C’est donc un pur plaisir de plonger dans Fausse Celtique une piste rock-trad’ ou de vibrer de la tête aux pieds sur le groove-tribal de C’est chaud 7 ! |